Archives de l'année 2017

Travaux à la nécropole et cérémonie avec les élèves - mars 2017

Des travaux ont été effectués à la nécropole :

  • déplacement du mat, en bas à gauche, avec aménagement d'un espace autour du mat.
  • de chaque côté des escaliers : enrochement par des pierres de grès des Vosges, élargissement des allées latérales, des essences végétales seront plantées.
  • en haut, à droite, sera planté un arbre par les élèves (opération Mille Arbres organisée par l'ONAC)
  • le monument a été entièrement nettoyé et traité pour éviter tout dépôt de mousse.
  • toutes les inscriptions ont été repeintes en bleu pétrole
  • la lanterne des morts a été remise en fonction, elle est allumée grâce à des panneaux photovoltaïques
  • les allées latérales et l'allée centrale ont été décaissées, pose d'un géo textile, de sable calcaire concassé et finition par la pose de gravier gris blanc.

 

La cérémonie mémorielle avec les élèves s'est déroulée pendant le temps périscolaire

  • les élèves ont été accueillis à la Nécropole par Madame le Maire Françoise Ravey, Monsieur Verry directeur Départemental de l'ONAC, Monsieur Heidmann chef de secteur du pôle des sépultures à Colmar.
  • Madame Le Maire a remercié les élèves de leur présence et leur a parlé du devoir de mémoire.
  • Monsieur Verry a présenté l'ONAC et a remis des Bleuets de France aux élèves
  • Régis Ostertag, conseiller délégué, a présenté la Nécropole et demandé aux élèves de la faire vivre en pérennisant le devoir de mémoire
  • Monsieur Heidmann a présenté le pôle des sépultures de guerre, qui a la mission d'entretien des lieux de mémoire
  • Les élèves ont lu un texte de poilu préparé par Maëlle Schneider.
 
Vignette
Rétro 2016 : les animations dans la commune
 
Vignette
Rétro 2016 : les associations de la commune
 
 

Discours de Françoise Ravey - vœux du maire 2017 (Vendredi 13 janvier 2017)

Bienvenue à toutes et à tous pour ce rendez-vous traditionnel des vœux du maire.

Exceptionnellement, nous avons changé de site. L’accueil se fait au château pour cause de travaux en salle du conseil municipal. Je reviendrai sur le château dans le cadre des projets.

Les vœux sont l’occasion de faire un bilan de l’année écoulée et d’énoncer les projets pour 2017.

L’occasion aussi pour moi de présenter mes vœux à la population, aux partenaires de la mairie, au personnel communal et à mon équipe municipale. La vie municipale a désormais un rythme de croisière de plus en plus satisfaisant avec une organisation fonctionnelle stabilisée et qui sera encore optimisée. 

L’effectif du service périscolaire est désormais complet avec l’arrivée d’un nouvel animateur Laurent Duval. 

La gestion administrative est à présent sur les rails avec la compétence et l’efficacité de M. Davy Philippe, notre secrétaire général de mairie, directeur général des services qui s’investit sans compter. Il est le professionnel que Morvillars attendait. L’interface indispensable vis-à-vis des élus.

J’en profite pour adresser tous mes vœux et mes remerciements aux élus : mes adjoints et l’ensemble des conseillers municipaux, qui me renouvellent quotidiennement leur confiance, qui travaillent avec constance, acharnement et cœur à l’évolution de notre ville et des services aux habitants. Ils m’épaulent et me soutiennent dans la gestion des dossiers, toujours plus nombreux et me suivent dans les nombreux projets qui sont autant de paris sur l’avenir.

Vous avez une équipe municipale extraordinaire qui est la première force vive de notre ville. A ce propos, je rappelle que les conseils municipaux sont publics. Je vous invite tous à venir voir notre équipe municipale à l’œuvre et à rejoindre un public fidèle à chaque séance.

L’année 2016 dans le rétroviseur.

Il m’est impossible d’être exhaustive dans l’énumération de ce qui a été entrepris. C’est pourquoi, après mon intervention, un diaporama fera défiler les temps forts de l’année et viendra corriger les oublis que j’aurais volontairement commis.

Cette année encore nous n’avons pas chômé entre la gestion des dossiers prioritaires, les investissements indispensables et les aléas qui jalonnent la vie communale.

Le principal dossier fut la réfection du toit de l’église menée avec la commune de Méziré puisqu’il s’agit d’un bien en indivision. Les travaux étaient nécessaires et urgents. Ils ont été possibles grâce, outre notre pugnacité, aux subventions obtenues et qui représentent 80% du coût global aux environs de 250 000€ :

- Subvention du Conseil Régional par le biais du Plan d’Investissement ;

- Subvention de la CAB ;

- Et enfin la souscription publique lancée avec la Fondation du Patrimoine. J’en profite pour remercier les donateurs car nous venons d’atteindre les 10 000€ de dons qui seront doublés par la Fondation, soit 20 000€. Les travaux sont presque terminés. Vous serez bientôt conviés à un concert inaugural.

Concernant le presbytère : ce bien fait l’objet d’une promesse de vente à M. Cyrille Viellard. Nous sommes obligés de nous en dessaisir car il y a des choix à opérer (c’est déjà un tour de force que de restaurer l’église). Nous ne pouvions trouver de fonds pour restaurer le presbytère. Par ailleurs, la vente de certains bâtiments communaux nous permet également d’augmenter la part d’autofinancement communal.

Toutefois, c’est assez rare pour le souligner, le nouveau propriétaire s’attache à rendre sa vocation initiale et collective au bâtiment puisqu’il deviendra un prieuré : c’est-à-dire le domicile des 4 prêtres du Sud Territoire et accueillera donc toujours les paroissiens.

Bien sûr, je ne peux manquer de citer les travaux de réouverture de la ligne Belfort-Delle qui changent la physionomie de notre ville et lui apportera une plus-value en matière de voies de communication avec une halte à Morvillars. Nous accompagnons ces travaux et veillons à ce que les flux de véhicules soient anticipés et gérés aux points délicats des passages à niveaux. Un partenariat est en cours avec le Conseil Départemental et la SNCF pour revoir la configuration du carrefour de la rue de la Guinguette et de la rue de Lattre de Tassigny dont la visibilité a été améliorée avec la destruction de la maison de l’ancienne garde-barrière.

Pour la sécurité de tous, nous avons également veillé à l’état des rues et également à abattre de nombreux arbres qui menaçaient. L’ONF a réalisé le haubanage d’arbres séculaires à conserver.

Mais il y a eu tout au cours de cette année d’autres actions, structurelles au niveau de la vie en collectivité si importante en termes de lien social. Parce que ce qui est important c’est la solidarité, le partage, l’attention à l’autre, à son voisin.

Je veux citer les nombreuses initiatives municipales ou associatives en direction de tous les publics comme :

- Les ateliers jeunes ;

- La chasse aux œufs à Pâques ;

- Les livres-cadeaux offerts par la municipalité aux élèves de CM2 ;

- Les ateliers du bien vieillir ;

- Le loto du CCAS ;

- Le Noël des enfants de la commune ;

- Les marchés de Noël des Associations des Parents d’élèves et des Assistantes Maternelles ;

- La brocante ;

- La fête de l'agriculture ;

- Le repas des ainés ;

- La remise des colis aux ainés ;

- Les animations à la médiathèque ;

- Les cérémonies commémoratives ;

- L’envoi de colis aux soldats de la 7ème batterie du 1er Régiment d’Artillerie, actuellement au Liban, avec des mots d’encouragement du maire et des dessins des enfants des écoles - Etc…..

Et bien évidemment, les animations sportives, culturelles ou de loisirs des 15 associations de Morvillars : grâce à elles, on peut à Morvillars jouer au billard, au foot, aux jeux de société, faire des randonnées, pêcher, chasser, pratiquer le judo, s’initier au tir à l’arc, à la sculpture, au scrapbooking (remerciements à tous les membres du Scrap de la Fontaine pour les cartes de vœux réalisées pour la mairie), faire de la moto (rappel de la fête de la moto les 29 et 30 avril prochains).

Merci aux élus, aux présidents d’associations, aux bénévoles qui se mobilisent pour que la vie soit plus belle, plus douce, plus rayonnante et pour multiplier les moments conviviaux. Je salue également le dynamisme du collège, des pompiers des Tourelles et du Souvenir Français qui pourront toujours compter sur le soutien de la municipalité.

Enfin, nous pouvons nous féliciter du développement de la commune, notamment par l’extension de l’usine VMC qui de ce fait maintient l’emploi local (M. Christophe Viellard honoré par l’ambassadeur de Finlande), ou l’arrivée de nouveaux commerces comme le bar-restaurant « Ô sucré salé » de Mme Leduc

. Un clin d’œil particulier également à Yvette Grisvard, récompensée aux trophées de l’Artisanat pour 20 ans d’exercice du métier de chauffeur taxi qui se poursuit aujourd’hui par ses repreneurs (Mme et M. Colpo).

Concernant les projets 2017

: …. Notre feuille de route est déjà bien remplie. Je ne citerai que les principaux dossiers car vous retrouverez le détail dans le prochain bulletin municipal.

Outre la poursuite de l’aménagement du cimetière, nous continuerons la mise aux normes et l’accessibilité des bâtiments communaux et notamment la mairie.

Il nous faudra réparer le toit des haras que la chute d’un arbre a endommagé.

La destruction des tribunes de foot en ruines est également imminente.

Mais il est 3 grands projets que nous engageons en 2017 et qui se poursuivront sur plusieurs années.

  1. Le lancement d’activités « ados » qui seront proposées aux jeunes du village et qui pourront profiter d’un espace dédié à la médiathèque,
  2. La transformation de la salle d’exposition en salle des fêtes qui répond à un besoin manifesté depuis longtemps,
  3. La requalification du château communal dans lequel nous sommes.

Nous devons en effet nous préoccuper de cette bâtisse qui réclame des réparations.

- La municipalité ne souhaite pas faire des investissements à fonds perdus, c’est pourquoi il est nécessaire d’envisager une destination à ce lieu magnifique appartenant à notre patrimoine.

A moins qu’un acheteur ne se présente, le projet est d’en faire à terme un centre d’affaires, différent de celui de la Jonxion, qui selon M. Cnudde, directeur de la SODEB, commence à être saturé.

Il s’agit de tirer parti d’un lieu exceptionnel pour y abriter des sièges d’entreprises, des start-up, salles de conférence, clubs services et pourquoi pas un restaurant.

L’idée transversale est d’envisager un lieu d’exposition des produits d’excellence technologiques de Franche-Comté et de Suisse. Aidés de Mr Jakubsak, patron du club affaires Nord/ Franche-Comté, nous allons commencer à recueillir les besoins des entreprises franco-suisses et créer prochainement un comité de pilotage.

L’aspect événementiel est également à l’étude. Nous bénéficions d’une position stratégique : Il s’agit de ne pas être en reste et d’en tirer parti. Morvillars est une ville carrefour entre Belfort, Montbéliard, l’Alsace, la Suisse. Nous bénéficions d’atouts importants comme les voies de communication : routes départementales, autoroute, voie ferré et la proximité de la gare TGV, de l’hôpital médian et de la future clinique. Il nous faut anticiper et prévoir pour ne pas être les exclus du développement économique de l’axe Belfort- Delle qui fait l’objet de toutes les attentions.

Nous espérons qu’un tel projet puisse être pourvoyeur d’emplois. Le développement économique est une préoccupation des élus… pas seulement du village, mais de la CAB, qui deviendra bientôt le Grand Belfort. J’en ai pour preuve la préoccupation de la ZAC des Tourelles partagée avec le Président Damien Meslot. Vous n’aurez pas manqué de lire dans la presse la décision de baisser le prix du m² des parcelles afin de favoriser l’arrivée de nouvelles entreprises.

Enfin, des initiatives privées comme le futur lotissement de Messieurs Camozzi et Monnier à la sortie de Morvillars en direction de Bourogne et la nouvelle boulangerie Chassard renforceront l’attractivité du village et la démographie afin entre autres de maintenir les effectifs de l’école et du collège.

Côté finances, la gestion se poursuit dans la rigueur, en contenant les dépenses de fonctionnement mais en envisageant tout de même des investissements sur les travaux prioritaires. Chaque euro dépensé l’est à bon escient. Le budget, en fonctionnement comme en investissement, s’élève à 1 400 000€, tant en dépenses qu’en recettes.

Je terminerai en soulignant les efforts conséquents de communication réalisés pour que vous puissiez être informés en toute transparence :

- 1 flash info mensuel : le Morvi’light, rédigé et imprimé par nos soins et distribué par les élus,

- 1 bulletin municipal annuel actuellement en cours de rédaction,

- Des reportages télévisés :

o Sur l’industrie Viellard et l’usine VMC en avril 2016 (sur le site)

o Sur la fête de la moto.

- Le site internet (Patrice Boufflers + Illicoweb) a reçu 25000 visites en 2016

- Les publications régulières sur l’histoire et le patrimoine, que vous pouvez toujours acquérir,

- Et plus récemment, une émission de radio sur France Bleu Belfort diffusée cette semaine, rediffusée dimanche entre 12h et 12h30,

- Et bien sûr, les articles de presse de Messieurs André Nayener et Jean Michelat que je remercie.

Après ce tour d’horizon, il me reste à vous souhaiter à tous une très belle année 2017, et surtout une très bonne santé pour vous-même et ceux que vous aimez.

Que 2017 soit une année propice à l’épanouissement de chacun et à la réalisation de tous nos projets !

Françoise Ravey

Maire de Morvillars

Le 13 janvier 2017

Diaporama rétrospective année 2016

 

Les vœux du maire - article de l'Est Républicain (21/01/2017)

Album photos de la cérémonie des voeux du maire - vendredi 13 janvier 2017

 

Une nécropole internationale

Avant l’inauguration de la rénovation de la nécropole dimanche 12 novembre nous avons rencontré Patrice Boufflers, historien amateur de Morvillars, pour évoquer les origines de cette nécropole.

Pourquoi une nécropole à Morvillars ?

Dès le début de la Première Guerre mondiale, les blessés des combats sur la ligne de front ont été dirigés sur Morvillars, où ils étaient soignés au Vieux Château de Louis Viellard. L’ambulance a fonctionné jusqu’à l’armistice. Les grands blessés y étaient conduits du front Sud de Dannemarie. Ceux qui ont succombé à leurs blessures ont été inhumés à l’emplacement d’un ancien cimetière militaire. En août 1916, on comptait déjà 27 sépultures. De plus, un hôpital d’origine des étapes (HOE) fut construit à Morvillars. Ses 2 000 lits accueillirent le 1er blessé le 14 septembre 1917. L’hôpital fut finalement transféré à Héricourt le 31 juillet 1918. Après la guerre, des soldats morts à l’HOE et au séminaire de Bourogne furent inhumés avec ceux de l’ambulance Viellard après avoir été enterrés une première fois dans le cimetière de l’HOE (près du chemin allant à Froidefontaine).

De quand date la nécropole ?

Le 27 novembre 1920, le conseil municipal réuni sous l’égide du maire Louis Viellard décide, par une délibération, d’accorder une concession à perpétuité aux « enfants » de la commune morts pour la patrie pendant la Grande Guerre et de créer un cimetière destiné à recevoir les corps des militaires décédés à l’ambulance et à l’HOE. En 1921, Robert Danis, directeur des Beaux-Arts à Strasbourg et architecte du gouvernement, établit les plans et les devis pour la réalisation d’un monument « lanterne des morts » et l’aménagement du cimetière militaire. L’ensemble est inauguré le dimanche 28 octobre 1923.

Comment sont marquées les tombes ?

Les tombes ne sont pas délimitées, un gazon recouvre l’ensemble. On note une tombe britannique isolée : Thomas Robertson - Royal Scots - 03.01.1919, seul soldat écossais inhumé dans le Territoire de Belfort. Sur la pierre tombale, est gravé : « Until the day breaks and shadows flee away », ce qui se traduit « Jusqu’à ce que le jour se lève et que les ombres fuient ». Épitaphe extraite du verset 2.17 du cantique de Salomon (livre de la Bible). Les tombes des chrétiens sont marquées d’une croix. Les stèles musulmanes, nombreuses en raison de la présence des troupes coloniales qui ont combattu sur le front des trois frontières, portent dans leur partie supérieure le croissant et l’étoile avec, en dessous, l’inscription « ci-gît » en arabe. Deux tombes de libres penseurs ne portent aucun signe religieux. Une plaque d’identité est apposée sur chaque stèle

Combien de soldats sont inhumés ?

En hommage aux soldats de la nécropole, une fiche individuelle a été rédigée pour chacun d’entre eux. À l’entrée du cimetière, sont inhumés quatre soldats de 39-45 et 156 soldats de 14-18, dont 121 de France métropolitaine, huit de Madagascar, sept du Mali, cinq de Côte d’Ivoire, quatre du Bénin et trois d’Algérie. 104 sont décédés à Morvillars (ambulance du château et HOE), 23 à Chavannes-les-Grands, 14 à Courcelles et 7 à Faverois. Autour du monument sont disposées 16 tombes : 13 soldats de 14-18, deux de 39-45 et un d’Indochine, tous de Morvillars et de Méziré. Enfin, huit soldats sont inhumés dans le cimetière civil, souvent à la demande des familles.

La nécropole sera inaugurée le 12 novembre

Régis Ostertag, adjoint au maire et responsable de la commission des cérémonies et du centenaire nous parle de l’inauguration le 12 novembre des travaux d’entretien et de rénovation de la nécropole 1914-1918, qui avait été inaugurée le 28 octobre 1923.

Pourquoi avoir choisi la date du dimanche 12 novembre pour cette inauguration ?

« Afin que toutes les autorités civiles et militaires soient présentes ainsi que le maximum de porte-drapeaux, ce qui n’aurait pas été possible le samedi 11 novembre. »

En quoi consiste cette rénovation ?

« En premier, cette rénovation a été entièrement financée par le pôle des sépultures de guerre de Metz. Cela a consisté à nettoyer le monument ; regraver les noms, les inscriptions et les symboles ; traiter la pierre contre les mousses ; installer et aménager des espaces floraux ; remettre en fonctionnement la lanterne des morts et refaire l’allée centrale. Tous ces travaux ont été réalisés par l’entreprise Sarl Art de Pierres de Valentigney. »

Que peut-on voir à l’exposition ?

« Elle pourra être vue en continu de 11 h 30 à 18 h à la salle d’exposition. Parmi les nombreux exposants, on retiendra Philippe Matin, de Moval, et Noël Bardot, de Chavannes-les-Grands, qui présenteront du matériel militaire et de santé ainsi que divers costumes de soldats. Le 1er régiment d’artillerie de Bourogne exposera le mannequin d’un soldat en tenue de la guerre 14-18.

Patrice Boufflers, historien amateur, proposera un diaporama qui passera en boucle, sur l’histoire de la nécropole et l’hommage aux soldats qui y sont inhumés. Jacques Gschwindt exposera un montage de grillage, en forme de cœur, sur lequel seront accrochés les noms des 3200 personnes du Territoire de Belfort mortes pendant la guerre 14-18. De plus, grâce aux Archives départementales, différents panneaux retraceront les quatre années de guerre dans le Territoire de Belfort et à Morvillars. »

D’autres manifestations sont-elles prévues ?

« Oui, pendant la cérémonie à la Nécropole, avec la participation de la commune, de l’ONAC et de la directrice de l’école primaire, Sylvie Pierre, une vingtaine d’élèves planteront des noisetiers tortueux, avec des messages individuels, dans le cadre de l’opération “Planter 1000 arbres dans les nécropoles”. De plus, sera dévoilé le nom d’Ernest Viotti – victime de la guerre 14-18 et oublié - gravé sur le monument près de 100 ans après sa mort ».

 « J’ai beaucoup reçu, et j’ai souhaité donner à mon tour. » En achetant l’ancien presbytère à la commune, pour en faire don en vue de lui rendre sa vocation religieuse au cœur du village, Cyrille Viellard pose un acte de pure générosité. Remarquable dans la société actuelle où les tendances matérialistes et égo-centrées semblent dominer. « C’est un acte de gratuité, qui contribue à la beauté du monde », souligne l’évêque, Monseigneur Blanchet, dont le diocèse est en partie bénéficiaire.

Grâce au don de ce presbytère, construit entre la rue principale et l’église de Morvillars en 1723, l’évêque va pouvoir offrir à quatre de ses prêtres Prémontrés de s’installer à Morvillars pour y vivre pleinement leur mission pastorale et de prière. Ils pourront enfin suivre la règle de saint Augustin. Ils assureront aussi un accueil catholique dans ce Sud-Territoire proche de Delle et du Pays de Montbéliard. Leurs temps de prière pourront être partagés par tous ceux qui le souhaitent, grâce à la construction d’une chapelle au cœur de la bâtisse. « Je me réjouis d’un lieu habité par la prière, ici, si près de l’église » commente Cyrille Viellard.

Il fait aussi acte de filiation en rachetant le presbytère voulu par son aïeul Juvénal. À deux pas de la crypte où reposent ses ancêtres. « Une boucle se referme », ajoute Béatrice Viellard : « Le 27 mai 1876, ce presbytère a été échangé contre un autre bâtiment cédé par la mairie », sourit celle qui connaît si bien l’histoire familiale. Grâce à elle, on apprend que les ornements et la croix sculptés sur la façade, du côté de l’église, représentent la tombe de Walter d’Andlau, seigneur de Morvillars après son mariage avec Elisabeth d'Arbois. La prière des frères des Prémontrés pourra bientôt rendre à ce lieu sa vocation spirituelle. Et baigner de paix un lieu de vie, voué à l’accueil et à la prière. « S’ils sont bons, ils seront accueillants », plaisante l’évêque.

Il fait rire les quatre frères prémontrés, arrivant chacun de sa paroisse habillé en civil. Seul le frère François-Marie, qui vient spécialement de l’abbaye Saint-Martin de Mondaye (Normandie) qu'il dirige pour ce moment important, a revêtu l’habit blanc traditionnel des Prémontrés. À ses côtés, frère Simon, prieur de l’abbaye autonome de Kinshasa, au Congo : lui aussi a fait le déplacement pour la mise en place du prieuré.

« Le projet a encore besoin de gestes de solidarité », glisse l’évêque. La bâtisse de 400 m² sera totalement rénovée pour 350.000 euros, qui restent en partie à trouver. L’architecte, Serge Gaussin, chevalier de l’Ordre de Malte, devrait faciliter les travaux. L’évêque espère que les paroissiens s’approprieront ce lieu. Il a déjà été entendu : une vingtaine de catholiques rejoignent les prêtres ce vendredi pour la prière des vêpres, à 18 h, à l’église voisine. La mobilisation de tous a fait des miracles. Faustin, Donatien, Robert et Valentin, les quatre frères Prémontrés, sont presque heureux comme des Papes. Ils préviennent tout de même qu’à l’inverse de leurs frères de Grimbergen ou de Leffe, en Belgique… ils ne feront pas de bière à Morvillars. Leur mot d’ordre : « Réjouissez vous ! »

Textes Christine RONDOT  

Bientôt un prieuré à Morvillars - article complet de l'Est Républicain du 10 septembre 2017

Vignette
prieuré morvillars ER 10 septembre 2017 (2)
 

Prieuré Saint Norbert - album photos

 

Christophe Grudler demande, au Préfet, la mise en place d'une commission de suivi pour les Etablissements Beauseigneur.

Le communiqué Christophe Grudler en intégralité

Exercice Seveso à Froidefontaine : Chr. Grudler demande davantage de communication entre la préfecture et les élus locaux

Christophe Grudler a suivi ce matin, en compagnie des maires et adjoints de Froidefontaine, Charmois, Morvillars et Bourogne, un exercice "Seveso" organisé par la préfecture, la Dreal et le Sdis, au sein de l'usine Beauseigneur de Froidefontaine.

Cette société, qui est une belle réussite familiale, a été fondée en 1932 et emploie aujourd'hui plus de 40 personnes. Elle utilise de la javel pour ses process.

Si l'exercice s'est globalement bien passé, il apparait nettement qu'il y a eu un déficit de communication entre la préfecture du Territoire de Belfort et les communes de Morvillars et Bourogne. Ces dernières viennent de découvrir le périmètre de protection, qui touche en partie leurs communes. Elles ignoraient également que l'usine Beauseigneur était passée d'un classement Seveso "bas" à un classement Seveso "haut", en raison de la modification des normes. "Il y a clairement un manque d'information, surtout pour les communes de Morvillars et Bourogne.

Je viens de saisir Monsieur le Préfet par courrier. Je suggère la mise en place d'une Commission de suivi de site, sur le périmètre des 4 communes, afin que les maires et les habitants disposent régulièrement des informations utiles. Elle pourrait se réunir une à deux fois par an.

La nouvelle réunion programmée par la préfecture le 22 juin ne doit pas être uniquement technique: elle doit permettre d'avancer dans le sens d'une meilleure information.", commente Christophe Grudler, qui entend suivre attentivement le dossier.

L’usine Beauseigneur de Froidefontaine est classée depuis 2015 en Seveso seuil haut. Une réalité que les maires de Bourogne et Morvillars ont découverte la semaine dernière lors de la préparation d’un exercice.

Bourogne-Morvillars (Est Républicain du mardi 16 mai 2017) Deux maires découvrent que l'entreprise de la commune voisine est classée "Seveso seuil haut" depuis juin 2015

L’usine Beauseigneur de Froidefontaine est classée depuis 2015 en Seveso seuil haut. Une réalité que les maires de Bourogne et Morvillars ont découverte la semaine dernière lors de la préparation d’un exercice.

Jean-François Roost, maire de Bourogne, et Françoise Ravey, maire de Morvillars, pointent le manque d’information par les services de l’État du nouveau classement de l’entreprise Beauseigneur. Photo S. COULON

Jean-François Roost n’en démord pas. Le maire de Bourogne dénonce « un manque flagrant d’information de la part des services de l’État ». À côté de lui, Françoise Ravey, maire de Morvillars, se dit « solidaire ».

En cause, le classement Seveso seuil haut de l’entreprise Beauseigneur à Froidefontaine, entré en vigueur en juin 2015. Les deux élus l’ont, comme ils l’affirment, découvert la semaine dernière lors d’une réunion d’information pour le futur exercice qui permettra de tester le plan d’opération interne (POI) et le plan particulier d’intervention (PPI).

Les élus ont notamment été sollicités pour distribuer des plaquettes d’information aux habitants entrant dans le périmètre de « zone de danger » - « entre 60 et 70 foyers pour Bourogne », estime Jean-François Roost ; 345 habitants à Morvillars. « J’ai refusé de les distribuer », reconnaît le maire de Bourogne alors que Françoise Ravey les a réceptionnés en mairie et s’est engagée à faire de même. « Ce serait cautionner cette démarche de manque d’information et de communication », résume-t-elle.

Ce changement de classement est intervenu à la suite d’une nouvelle directive Seveso 3 qui a reçu un accord institutionnel européen en mars 2012. Elle est entrée en vigueur en juin 2015. L’entreprise de Froidefontaine est passée de Seveso seuil bas à Seveso seuil haut du fait d’une quantité dépassant le seuil de produits « dangereux pour l’environnement aquatique de catégorie aiguë 1 ou chronique 1 », comme le précise l’arrêté préfectoral signé le 24 juin 2015. Or cet arrêté a été notifié aux services de l’État, au maire de Froidefontaine mais pas aux maires de Bourogne et de Morvillars.

Un « très haut niveau de sécurité »

« Il n’y a pas eu de changement dans les activités de l’entreprise », précisent les services de la préfecture, qui notent aussi que cet exercice se fait maintenant du fait que « le PPI doit entrer en vigueur au 1er juin ». Ces mêmes services soulignent par ailleurs que « l’établissement a un niveau de sécurité très haut ».

Pour autant, les deux maires se posent des questions. « Est-ce que cela ne va pas déboucher sur d’autres expropriations », s’interroge Jean-François Roost, « comme c’est le cas avec le site Antargaz ». « Ne veut-on pas minimiser les risques ? », questionne François Ravey.

« Nous voulons pouvoir être clairs avec les habitants pour éviter toute mauvaise rumeur et inquiétude. Et pour cela, les services de l’État doivent être transparents avec nous », concluent les deux élus. « Il n’y a pas d’incidence sur les riverains », a assuré Sabine Oppilliart, directrice de cabinet du préfet du Territoire de Belfort.

Laurent ARNOLD (Est Républicain)

Un exercice jeudi matin (jeudi 18 mai 2017) 

L’exercice PPI (pour plan particulier d’intervention) se déroulera jeudi 18 mai entre 9 h 30 et 11 h et simulera un incident au sein de l’entreprise située sur la RD23 à l’entrée de Froidefontaine en venant de Bourogne ou Morvillars.

Pas d’inquiétude donc pour qui entendrait la sirène. « Cet exercice n’aura pas d’impact sur le fonctionnement des écoles », précisent les services de la préfecture.

« Un périmètre de protection sera mis en place. Il pourrait entraîner de légers désagréments de circulation durant la tenue de l’exercice. »

Etablissements Beauseigneur classés en Seveso seuil haut : un message adressé aux candidats aux législatives.

Jean-François Roost maire de Bourogne et Françoise Ravey maire de Morvillars ont adressé un message aux candidats aux prochaines élections législatives.

« Au détour d’une réunion mardi 10 mai de la Préfecture au sujet du PPI (plan particulier d’intervention) des établissements Beauseigneur sis à Froidefontaine, les maires des communes impactées ont été informés pour la 1ère fois du passage de l’usine en site SEVESO seuil HAUT, au détour d’un exercice de simulation incendie qui aura lieu jeudi 18 mai.

Ce classement daterait de 2015, nous n’en avons jamais rien su. Le site de la DREAL indique toujours un seuil bas.

Les maires ont reçu un document « confidentiel » sur la zone de danger qui s’étend sur 4 villages ainsi que des plaquettes de mesures à prendre en cas d’accident majeur. La Préfecture nous demande de les distribuer ce que nous refusons.

Nous avons fait une déclaration à la presse ce lundi matin 15 mai (en ligne sur le site de l’Est Républicain) sur le déficit d’information et les interrogations sur les risques et les conséquences.

Jean-François Roost et Françoise Ravey vous sollicitent aux fins d’un positionnement public et vous invitent, à nos côtés, jeudi 18 mai de 9h30 à 11h30 lors de la simulation d’un risque majeur. D’avance merci de votre soutien ».

Alerte au chlore chez Beauseigneur (19/05/2017)

Exercice grandeur nature hier matin aux Établissements Beauseigneur, spécialisés à Froidefontaine (90) dans le conditionnement et la commercialisation de produits chimiques.

La sirène a mugi jeudi matin aux établissements Beauseigneur à Froidefontaine, site industriel classé Seveso seuil haut, qui conditionne et commercialise des produits chimiques. Dès 9 h 37, la préfecture du Territoire a activé le plan particulier d’intervention (PPRI). Motif : un incident survenu sur les installations a entraîné la formation d’un nuage de chlore. « À l’heure qu’il est, nous ignorons son importance. Sans doute 800 kg de gaz dans l’atmosphère » déclare le chef d’entreprise Jean-Paul Saugier.

À leur arrivée, les sapeurs-pompiers établissent un périmètre de sécurité de 300 m alentour. Le personnel est confiné. En préfecture, un centre opérationnel départemental (COD) dirigé par Sabine Oppilliart, directrice de cabinet, coordonne l’action des secours commandés à Froidefontaine par le lieutenant-colonel Christian Jeandemange, directeur adjoint du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS).

Une lance « queue de paon »

« C’est ce qu’on appelle une bouffée de chlore. Le risque majeur, c’est l’intoxication, explique-t-il. À forte dose, le chlore est mortel. Il faut absolument l’empêcher de se répandre davantage dans l’atmosphère. Heureusement, c’est aussi un gaz particulièrement soluble. Un rideau d’eau permet de le transformer en acide chlorhydrique ». Pour établir ce rideau d’eau, les sapeurs-pompiers équipés de combinaisons spéciales et d’appareils de respiration individuels (ARI) utilisent une lance dite « queue de paon » autorisant une aspersion à 180 °. L’acide chlorhydrique ainsi produit est ensuite pompé avec précaution.

À 11 h 10, la préfecture ordonnait officiellement la levée de cette intervention qui ne concernait heureusement qu’un exercice grandeur nature.  Il aura mobilisé sur le terrain vingt-cinq sapeurs-pompiers venus à bord de six véhicules, dont celui spécialisé dans les interventions chimiques. Il aura aussi permis de mettre à l’épreuve les procédures, du plan d’intervention, mais aussi de mettre le doigt sur quelques insuffisances à rectifier. C’est toute l’utilité d’un exercice.

Didier PLANADEVALL

Les maires du secteur plutôt critiques (19/05/2017)

Quatre maires du secteur ont assisté jeudi à la totalité de l’exercice. Françoise Ravey (Morvillars), Bernard Viatte (Froidefontaine), Jean-François Roost (Bourogne), Jean-Claude Hauteroche (Charmois) n’ont pas ménagé leurs remarques envers la préfecture. Première critique : l’avertissement jugé trop tardif. Bernard Viatte affirme avoir reçu l’appel de la préfecture à 10 h 28, Jean-Claude Hauteroche à 10 h 46, Françoise Ravey à 10 h 49 : « Dans ces conditions, il est difficile de prendre des mesures pour prévenir nos populations » expliquent-ils.

Pour sa part, Bernard Viatte regrette que les routes voisines n’aient pas été fermées le temps de l’exercice, alors qu’elles l’auraient été en cas de véritable alerte : « Pour moi, on n’a pas vraiment joué le jeu dans les conditions réelles ». Également relevé : « la sirène de l’usine inaudible au centre de secours des Tourelles, dont les sapeurs-pompiers seraient de toute façon confinés en cas d’alerte ».

Françoise Ravey a aussi souligné l’inexactitude des documents concernant le périmètre de l’exercice fournis par l’entreprise. Comme les autres maires, elle s’est dite « mécontente du manque de communication de la préfecture », Jean-François Roost ajoutant : « nos populations sont pourtant extrêmement sensibles à ces questions et nous interpellent ».

Exercice d'intervention suite à une fuite de produits chimiques chez Beauseigneur

Jeudi matin, un exercice d'intervention grandeur nature a été mis en place à Froidefontaine.

Celui-ci avait pour but la simulation d'une fuite de produits chimiques dans les établissements Beauseigneur, classés Seveso 3 seuil haut, et l'intervention des pompiers et spécialistes dans la zone d'exclusion.

Exercice de prévention (alerte au chlore) aux Etablissements Beauseigneur - photos Est Républicain

 

Morvillars "commune à la une" sur France Bleu Belfort Montbéliard.

Vous pouvez écouter les reportages que France Bleu Belfort Montbéliard a consacrés à Morvillars

en rubrique : histoire, patrimoine et cadre de vie

puis page "podcasts"

Deux reportages sur Morvillars à la télévision - Morvillars a été à l’honneur, à la télévision, avec deux très beaux reportages

1. Vendredi 15 avril lors du journal de 13h sur TF1, avec un reportage sur « Les Viellard : une famille sur un fil d’acier » et en particulier sur l’usine d’hameçons de Morvillars.

2. Samedi 16 avril, sur FR3 Franche-Comté lors du journal 19h/20h avec un reportage « Vu d’ici » sur la fête de la moto, une présentation de Morvillars, l’usine d’hameçons, l’église Saint Martin.

Les 2 vidéos sont à voir ci-dessous. (Nota: pour des raisons techniques, il a été impossible de supprimer la publicité avant le reportage de TF1) 

 

Les Viellard, une famille sur un fil d'acier - Vendredi 15 avril lors du journal de 13h sur TF1, reportage sur « Les Viellard : une famille sur un fil d’acier » et en particulier sur l’usine d’hameçons de Morvillars.