Bonne qualité de l'eau potable à Morvillars (rapport 2016)

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qualité de l'eau à Morvillars - rapport 2016
 

Bonne qualité de l'eau potable (rapport 2015)

L’Agence Régionale de Santé de Franche-Comté vient de publier son rapport annuel (année 2015) sur la qualité de l’eau distribuée. 16 analyses ont été effectuées dans l’année.

En conclusion du rapport, l’eau distribuée sur le réseau de Morvillars a présenté en 2015 :

  • Une très bonne qualité bactériologique
  • Une qualité physico-chimique satisfaisante
  • Aucune valeur supérieure à la limite réglementaire pour les pesticides.
  • Avis sanitaire : eau de bonne qualité pour les paramètres mesurés
  • Des démarches d’amélioration de la qualité de l’eau à la ressource sont engagées par l’exploitant (CAB) comme la révision des périmètres de protection et l’application du Grenelle de l’environnement sur l’aire d’alimentation des captages (pesticides, nitrates…)

L'eau potable à Morvillars

L'eau potable à Morvillars (diaporama)

Les communes alimentées

L’eau distribuée sur les communes de Morvillars, Bourogne, Méziré et une partie de Froidefontaine provient du puits de Morvillars. Un appoint est réalisé depuis le feeder de Mathay via Dambenois. (Feeder : conduite d’eau potable sous pression)

La commune de Charmois est alimentée à partir du réseau de la C.C.B.B. (Communauté de Communes du Bassin de la Bourbeuse). Un bouclage avec le réseau de Morvillars contribue à assurer cette distribution. Une interconnexion directe entre Bourogne et Charmois sera mise en place début 2015 de manière à sécuriser l’alimentation en eau potable de cette commune.

Le réseau de Morvillars

Traitement de l’eau : chloration. 

Stockage de l’eau : Bourogne : un réservoir de 350 m³ et Morvillars : un réservoir de 500 m³

Linéaire de conduites : 46 km.

 Répartition de la provenance de l’eau : 86% puits de Morvillars et 14% PMA (Pays de Montbéliard Agglomération

Production du réseau de Morvillars

La Communauté de l'Agglomération Belfortaine devrait augmenter l'an prochain la production pour passer de 1200m3 à 1800 m3 /jour de manière à diminuer les apports en provenance du feeder de Mathay

Volumes consommés par commune et population desservie

Rendement brut du réseau

Volumes mis en distribution en m3 : 343 553

Volumes vendus en m3 : 216 297

Rendement : 63,0%

Volumes distribués sans comptage : essai de poteaux d’incendie, curage du réseau, désinfection après travaux, lavage et purge des conduites…

Indice linéaire de perte : 9,98 m3 /km/ jour.

Mesures prises pour économiser l’eau

La CAB mène un programme de grande ampleur visant à réduire les fuites sur les réseaux afin d’améliorer son rendement.

Sur Morvillars, cela se traduit par des compteurs de sectorisation qui sont télégérés : toute augmentation anormale de la consommation sur la commune est immédiatement transmise au service des eaux. Une cellule dédiée à la recherche de fuite est alors dépêchée sur place pour localiser puis remédier à la fuite.

Indice de protection de la ressource

MORVILLARS : 80 %

Ce captage bénéficie d’un arrêté préfectoral qui est mis en œuvre. Toutefois le périmètre de protection du captage est à compléter (puits de secours) et une procédure de révision est en cours.

Des actions sur le bassin d'alimentation de cette ressource sont également en cours afin d'éviter leur éventuelle pollution liée notamment aux pesticides et produits phytosanitaires

Le réservoir de Morvillars                                                       La station de pompage de Morvillars

Les tarifs

Les tarifs au 15 février 2014 (Conseil Communautaire du 06 février 2014)

m3 d’eau sans assainissement collectif 1,78 € TTC

• m3 d’eau avec assainissement collectif 3,57 € TTC

• part fixe annuelle eau 32,71€ TTC (pour un compteur Ø 15mm, cas le plus courant, en habitat individuel)

• part fixe annuelle assainissement collectif 20 € TTC

• tarif 2014 du litre d’eau avec assainissement collectif pour une consommation annuelle de 120 m3 (parts fixes incluses) : 0,0040 € TTC

10 litres d'eau coûtent 4 centimes d'euro.

Qualité de l'eau

L'eau consommée doit être "propre à la consommation".

Pour répondre à cette exigence, la qualité de l'eau est appréciée par le suivi de paramètres portant sur :

  •  la qualité organoleptique (couleur, turbidité, odeur, saveur)
  •  la qualité physico-chimique due à la structure naturelle des eaux /elle est déterminée par des analyses d'eau : bonne oxygénation de l'eau, température, acidité, salinité et les quantités de nutriments (nitrates, phosphates,...)
  • des substances indésirables (leur présence est cependant tolérée tant qu’elle reste inférieure à un certain seuil : le fluor et les nitrates par exemples
  • des substances toxiques (le plomb, le chrome, l’arsenic, le cadmium en font partie. Les teneurs tolérées sont extrêmement faibles, parfois de l’ordre du millionième de gramme par litre)
  • des pesticides et produits apparentés
  • la qualité microbiologique (c’est l’absence ou la présence à des taux suffisamment faibles, de micro-organismes susceptibles de provoquer des maladies graves et contagieuses).

Qualité de l’eau d’alimentation 2013 - Contrôle par l’ARS (agence Régionale de Santé)

  •  23 prélèvements analyses réglementaires
  • 31 prélèvements analyses en autocontrôle
  • Bactériologie : 100 % d’analyses conformes
  • Pesticides : 100% d’analyses conformes 
  • Nitrates : 7,7 mg/l 
  • Dureté : 29,4

  Commentaires :

  • Détection de pesticides mais les résultats respectent les limites de qualité réglementaires 
  • La détection de pesticides nécessite de limiter encore leur utilisation par les collectivités, les agriculteurs et les particuliers

Principales caractéristiques physico-chimiques

Le potentiel hydrogène (ou pH)

Plus couramment, le pH mesure l’acidité ou la basicité d’une solution. Une solution de pH = 7 est dite neutre / Une solution de pH < 7 est dite acide / Une solution de pH > 7 est dite basique. Quelques exemples : jus d’orange (2,5), bière (4,5), café (5,0), lait(6,5), eau pure (7,0), sang (7,4), savon (9 à 10), eau de Javel (11,5), soude (14)

La conductivité de l’eau

La conductivité représente la capacité de l'eau à faire passer un courant électrique. La valeur de la conductivité est affectée par la présence des matières solides dissoutes (sodium, chlorure, sulfates, calcium, bicarbonate, nitrates, phosphates, fer, magnésium). La conductivité traduit donc la charge minérale de l'eau. La qualité de l'eau dépend de la valeur de la conductivité : de 50 à 400 µS/cm : qualité excellente / de 400 à 750 µS/cm : qualité bonne / de 750 à 1500 µS/cm : qualité mauvaise /valeur > 1500 µS/cm : charge minérale excessive Elle est normalement exprimée en micro Siemens/cm (µS/cm). /Principales sources d’eau potable - 500 à 800 µS/cm / Max. pour eau potable - 1055 µS/cm

La dureté de l'eau

Elle est l’indicateur de la minéralisation de l’eau. Elle est surtout due aux ions calcium et magnésium. / La dureté s’exprime en degré français (symbole °f ou °fH) en France (à ne pas confondre avec le symbole °F, degré Fahrenheit). 1 degré français correspond à 10-4 mol/L, soit 4 milligrammes de calcium ou 2,4 milligrammes de magnésium par litre d’eau. Pour Morvillars : 29,44°F /de 15 à 30 : eau plutôt dure / de 30 à40 : eau dure

Les nitrates

La présence d'un excès de nitrates dans l'eau est un indice de pollution d'origine agricole (engrais), urbaine (dysfonctionnement des réseaux d'assainissement) ou industrielle. /L'OMS recommande de ne pas dépasser le seuil de 50 mg/L.

Conformité

Eau d'alimentation conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l'ensemble des paramètres mesurés.

Conformité bactériologique : oui

Conformité physico-chimique : oui

Mesures agro-environnementales

Suite à des réunions de concertation et de mobilisation, des mesures Agro-Environnementales ont été proposées aux agriculteurs concernés à partir de 2012 sur le captage de Morvillars et en 2013 sur les captages de Grandvillars et de Saint-Dizier l’Evêque.

Ces mesures consistent à verser des aides financières aux agriculteurs en contrepartie d’une modification de leurs pratiques qui permettent de réduire les pesticides arrivant aux captages.

En effet, plus une eau est polluée, et plus les coûts pour la rendre potable sont importants, il revient donc moins cher de traiter la pollution en amont, en évitant que celle-ci n’arrive jusqu’aux captages.

Au total, 384 ha ont été engagés sur les 3 captages concernés, dont 280 ha dans des réductions d’herbicides, 15 ha dans des réductions d’autres phytosanitaires, 10 ha dans des mesures de remises en herbe et 79 ha dans des mesures de réduction de la fertilisation des praires ou de d’implantation de cultures intermédiaires pour piéger les nitrates.

Sur le captage de Morvillars, 70 % des surfaces concernées ont ainsi été engagées dans ces mesures. qui servent à réduire les pesticides et les nitrates.

En 2014, la nouvelle Politique Agricole Commune a modifié les mesures. De nouvelles concertations auront lieu au cours du premier semestre 2015 pour mobiliser à nouveau les agriculteurs dans un changement de leurs pratiques.

Travaux effectués par la Communauté de l'Agglomération Belfortaine

  • Puits de secours mis en service en 2003
  • Pompe n°2 changée en 2009
  • Pompe n° 1 changée en 2010
  • Chloration en ligne mise en service en 2013
  • Abandon de l’alimentation électrique du réservoir de Morvillars au profit de panneaux solaires
  • Pose d’une mesure de chlore au réservoir
  • Pose d’une mesure multiparamètres sur l’eau brute
  • Pose d’une mesure de chlore au réservoir de Bourogne pour le contrôle de l’eau de Mathay Interconnexion Bourogne-Morvillars avec vannes télégérées mise en place en 2004
  • Construction du réservoir des Trois Bornes à Bourogne en 2008/2009. Ce réservoir permet d’assurer un secours total -en cas de besoin- du réseau Bourogne-Morvillars.

Puits de Morvillars – Renforcement des installations. Délibération du 28 septembre 2001

Le service public de production et de distribution d'eau potable des communes de Bourogne, Méziré et Morvillars est confronté à deux problèmes majeurs : un manque d'eau en période d'étiage et une nappe très vulnérable située en aval de stations de dépollution (notamment industrielles).

La C.A.B. a décidé de pallier ces problèmes en réalisant un maillage avec le réseau de la Communauté d'Agglomération du Pays de Montbéliard (C.A.P.M.). C'est pourquoi, le Conseil Communautaire a voté un crédit global de 5 MF HT (2,5 MF HT au BP 2000 et 2,5 MF HT au BP 2001) pour la réalisation de cette opération.

Au mois de mai et juin 2001, la Communauté de l'Agglomération Belfortaine a connu deux épisodes très difficiles dans les communes de Bourogne, Méziré et Morvillars (manque d'eau et pollution de l'Allaine).

Le Service des Eaux a mis en place très rapidement des solutions de secours, mais celles-ci s'avèrent encore insuffisantes. Le maillage avec la C.A.P.M. nécessite des délais importants (études, négociation avec la C.A.P.M., consultation des entreprises, travaux).

Une solution intermédiaire, portant sur la construction d'un puits de secours dont le coût est estimé à 370.000 F HT, peut être réalisée rapidement, ce qui permettrait à la C.A.B. de faire face à un éventuel problème de manque d'eau sur les trois communes.

Le prix de l'eau

 

Morvillars faisant partie de la Communauté de l'Agglomération Belfortaine (C.A.B.) c'est donc son conseil communautaire qui tous les ans fixe le tarif de l'eau et ses différentes taxes annexes.

Vous pouvez suivre le lien qui vous emmènera directement sur la page concernant le service de l'eau sur son site internet.

https://applications.agglo-belfort.fr/eau/infos

L'eau une ressource à protèger
L'eau une ressource à protèger

Remerciements - pour les documents fournis - à Antoine Burrier directeur de l'Eau et de l'Assainissement à la Communauté de l'Agglomération Belfortaine

Les tarifs de l’eau en hausse de 2 % dans l’agglomération belfortaine (1er avril 2015 Est Républicain -Le Pays)

Réunie lundi soir, la Cab a voté l’augmentation de 2 % des tarifs du service de l’eau et de l’assainissement.

 Le conseil de la Communauté de l’agglomération belfortaine (Cab) a voté, lundi soir dans le cadre du budget primitif, une augmentation de 2 % des tarifs du service de l’eau et de l’assainissement. Un foyer qui consomme 120 m3 d’eau par an a payé en 2014 une facture totale de 480,71 € TTC, ce qui place le prix du mètre cube à 4,01 €. En 2015, si on fait un calcul avec les nouveaux tarifs, la facture passera à 489,82 €. Cela représente une augmentation globale de 9,11 € (+ 1,90 %) et donne un mètre cube d’eau à 4,08 €.

La loi oblige à un équilibre autonome du budget de l’eau. Il n’est pas possible de compenser un déficit dans ce budget en injectant de l’argent venu du budget général.

À suivre les explications données par Bernard Mauffrey, premier vice-président de la Cab, il apparaît que cette augmentation est la conséquence de deux éléments principaux : la volonté de la nouvelle équipe de se désendetter et la baisse de la consommation d’eau par les usagers.

Baisse des dépenses de fonctionnement

L’objectif de la Cab est, en priorité, d’arriver à financer la moitié de l’investissement par des fonds propres et non des emprunts. Pour le moment, les fonds propres ne représentent que 20 % des dépenses d’investissement en matière d’eau et d’assainissement. La Cab cherche à réduire ses dépenses et à augmenter ses recettes. En 2014, les dépenses de fonctionnement ont baissé de 394. 339 € (-5,20 %), passant de 3,36 millions à 3,08 millions d’euros.

Une réorganisation des effectifs a généré une baisse de 39.216 € de dépenses de personnel mais c’est surtout la baisse de la facture d’achat d’eau au pays de Montbéliard (- 100.000 €) et l’amélioration du réseau, qui présente moins de fuites, qui expliquent cette baisse des dépenses. Les travaux qui consistent à repérer et réparer les endroits où le réseau perd de l’eau ne datent pas de l’actuelle majorité. Le programme a été engagé voici cinq ans maintenant. Il commence à produire des résultats puisque le rendement du réseau est passé au-dessus de 75 %. C’est une nette amélioration mais un quart de l’eau part toujours dans la nature et comme la Cab n’en a pas assez sur son territoire, elle est obligée d’aller en acheter, plus chère, chez sa voisine montbéliardaise pour alimenter sa population. D’ailleurs, toute l’eau qui est achetée à Montbéliard ne sert qu’à compenser celle qui part dans les fuites.

Damien Meslot, président de la Cab, estime que les travaux d’amélioration du réseau permettront, à terme, de stabiliser le coût de l’eau. En attendant, les économies ne permettent pas, à elles seules, de dégager l’argent nécessaire au financement des travaux si le recours à l’emprunt est limité. La consommation d’eau a baissé de 1 % en 2014, ce qui représente des recettes en moins pour la communauté d’agglomération.

L’augmentation de 2 % des tarifs consommation et abonnements est destinée à apporter 165.000 € en plus pour les recettes du budget 2015. 495.000 € pour réparer les fuites du réseau Une augmentation de l’épargne de 707.000 € est prévue, ce qui permet de diminuer de 667.000 € le recours à l’emprunt.

Les dépenses d’équipements en 2015 sont prévues pour 2,09 millions d’euros. Elles seront financées à 52 % par de l’emprunt, 28 % par des subventions et 20 % par de l’autofinancement. Les principales dépenses d’investissement cette année concerneront le renouvellement du réseau (890.000 €) et la réparation des fuites (495.000 €). L’encours de la dette pour la fourniture d’eau est passée de 16,3 millions d’euros en 2013 à 15,5 M€ en 2014.

Le même raisonnement vaut pour l’assainissement, c’est-à-dire la collecte et le traitement des eaux usées, avec notamment toute la gestion des stations d’épuration. Le budget de l’assainissement est de 16,4 M€. Les dépenses sont en recul de 3,13 % (- 246.071 €). L’augmentation de 2 % de la part assainissement du mètre cube devrait rapporter 236.000 € supplémentaires à la Cab en 2015. L’épargne nette est attendue en hausse de 150 % cette année passant de 197.836 à 494.447 €. Cela permettra un recours à l’emprunt en baisse de 40 % (-1,87 M€). 2014 avait été une grosse année en terme d’investissements. 2015 sera moins importante avec 2 M€ de dépenses en moins, pour s’établir à 4,72 M€. Les plus gros chantiers seront l’opération Sud Savoureuse (1,69 M€) et la maintenance du réseau et des stations de dépollution (1,26 M€).

René Schmitt (EELV) a critiqué l’absence de différenciation dans les tarifs de l’eau, plaidant pour des tarifs préférentiels pour les consommateurs « qui ont de faibles moyens » et demandant que les hausses soient d’abord supportées « par les gros consommateurs ».

Philippe PIOT